Un changement de regard s'opère peu à peu dans le monde de l'entreprise et, depuis 2003, il est moins "étrange" de s'intéresser au "frein" à l'emploi, ou à la flexibilite, que représente le manque de solutions d'accueil.
L'accueil, réduit à la garde d'enfant, donne naissance à de nombreux cabinets conseils, qui garantissent aux entreprises et aux élus de bâtir du "clé en main " sans tracas...
Diversifier l'offre, l'adapter à la demande, apporter une autre logique dans le secteur petite enfance... c'est pas mal...
Mais, comment ne pas disjoindre la question de garde, d'un objectif plus large, important pour la société, celle de l'accueil des enfants et de l'accompagnement à la "parentalité"?
Aux USA, des études ont montré que le fait d'associer les parents très tôt à l'éducation de leur enfant a des effets positifs sur le parcours de ces enfants.
(et un bon rapport qualité/prix/retour sur investissement pour la société et l’économie du pays peut être).
Or, en France, la diminution (progressive) des aides de la CNAF, les modifications à venir de la loi qui régit les modes d'accueil, vont favoriser le développement de "modes de garde" tendant à être rentable... On introduit les notions de flux et de stock, de moindre coût... ce qui peut être intéressant, certes, pour les contribuables que nous sommes !
Mais ne pensez vous pas que la façon de prendre en compte les besoins des jeunes enfants, selon leur âge (moins de 6 mois, moins d'un an...) et le questionnement des parents, a un impact considérable sur les modalités de vie en société ?
La garde d'enfant est elle une marchandise comme une autre ???
je sais c'est bientôt Noël... donc peut être nous faudra t il + de 20 jours pour tenter de faire le tour de cette question!!!
mais c'est aussi le moment où l'on se sent d'humeur à demander au "père Noel" (et pourquoi pas à la mère Noël...) de donner un coup de baguette magique pour que notre planète soit belle propre, peuplée d'humains heureux de vivre dans un monde de partage et de créativité....
bon ben en attendant ....
pour moi il y a quand même aujourd'hui un challenge à gagner: que le temps de la naissance et du tout premier âge soit un temps où les parents puissent vivre sans trop de "tiraillements" une gestion "équilibrée" des temps avoir le temps pour les enfants, la vie personnelle, le travail: EXISTER
alors: garde d'enfants à développer? congé parental mieux rémunéré et pris par père et mère? horaires adaptés pour les parents de jeunes enfants (aller chercher les enfants à l'école, à la crèche...) solidarité de voisinage ou familiale...
comment faire pour que dans notre société il soit "normal "que l'on puisse mener de front tout cela....?
juste qqs chiffres pris ds "les repères de l'AVISE" n°2 service à la personne:
il y a actuellement en France (données provisoires janvier 2006) 4,608 millions d'enfants de moins de 6 ans dont 2,293 millions ont moins de 3 ans
82% des mères travaillent (51% en 1968) 4 enfants sur 10 bénéficient d'un accueil collectif ou individuel (officiel):
209 409 places d'accueil en collectif pour 6885 établissements 743 000 enfants accueillis chez 352 860 ass mat (janvier 2004)
il y a du pain sur la planche pour que les parents d'aujourd'hui puissent accorder le temps et l'attention, nécessaires au développement de l'enfant et à l'équilibre famial!!!! à suivre????
Bonne année à nos bonnes résolutions 2007, qui commencent par "faire vivre aussi Marguerite via son site" !
Sur "la petite enfance est-elle à vendre", un carnet est en vue, pour récapituler notamment : - un texte de Philippe Dupuy (Acepp) paru dans la revue Union Sociale (UNIOPSS) intitulé (de mémoire) "les entreprises de crèches n'accueillent pas les parents, elle les formate en clients" - un texte de votre serviteur de début 2005 sur la question de la place de l'économie sociale face à cela..
Je propose d'échanger ici sur un point qui demande une réflexion collective. Il s'agit des effets éventuels, sur les relations sociales et éducatives, de la gestion d'une crèche qui est sous statut lucratif.
Deux questions :
1 - "Est-ce que la nature du gestionnaire d'un service (tel une crèche), dans le cas d'une société commerciale soumise aux intérets des ses proprétaires-actionnaires, a une influence sur les familles en réduisant leur place à celle de clients-consommateurs sans ouverture à celles d'usagers, d'acteurs, de co-producteurs solidaires, ... ?"
2 - Quelles sont les repères ou critères pour différencier ces boites lucratives de celles de l'économie sociale = - méthodes marketing ? - quasi-impossiblité des parents à y vivre une démarche collective ? à initier une démarche solidaire qui peut dépasser le cadre de la crèche ? - options dans le service rendu, avec inégalités entre familles ? - exercice du droit de vote par les parents au sein de la structure gestionnaire ? possibilité d'ètre élu ? - accent sur les prestations qu'utilise/consomme la famille (contrepartie d'un tarif) et non pas accent sur les relations auquel elle participe/contribue ? Bref : s'agit-il d' "avoir ou d'ètre" ?
"Je propose d'échanger ici sur un point qui demande une réflexion collective. Il s'agit des effets éventuels, sur les relations sociales et éducatives, de la gestion d'une crèche qui est sous statut lucratif. "
Nous rebondissons sur cette proposition de PYJ. Dans le cadre du partenariat Animation Rurale 44 et CFEJE, nous présenterons ce soir le site marguerite au CA du cfeje afin que ses membres (secteur privé associatif milieu spécialisé, secteur public...) déjà sensibilisé sur ce thème et sur ses nombreuses questions participe au forum et plus .... si affinité !
ok Françoise, il me semble effectivement important de sensibiliser les professionnels de l'enfance, aux enjeux de la place du parent ,dans un collectif, qui entreprend, gère, participe... met son grain de sel, empêche de tourner en rond etc... et non seulement comme "le parent de cet enfant que j'accueille"
pourrait on arriver à faire ainsi, avec diverses partie -prenantes, pros, parents, administrateurs, élus... un récap des +et des - apportés par le fait que les parents ne sont pas seulement clients d'un service et donc ce qui pourrait être perdu si une la forme de service "clé en main" se developpe c'est ça me semble t il qu'on a du mal à dire et expliquer rapidement!
nous sommes tous bien occupés... pas le temps d échanger sur le forum???? ou bien l outil ne semble pas pertinent? pas facile à utiliser? ou bien on n ose pas se lancer????